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Saint-Papoul

Saint-Papoul, entre présence clandestine des hérétiques et poussée de l’inquisition.

 

Ici vécut Peire Raimond de Saint-Papoul, un des derniers représentants du catharisme en Lauragais.

 

L’âme médiévale à chaque pas

Entrer à Saint-Papoul, c’est pénétrer dans l’âme médiévale du Lauragais. Les rues en ont gardé le cachet et l’ambiance notamment avec les maisons à colombages. Fondée au VIIIème siècle, l’abbaye bénédictine de Saint-Papoul est fortement liée à la figure de Saint-Papoul, évangélisateur du Lauragais, disciple de Saint-Sernin, le premier évêque de Toulouse. Il fut probablement martyrisé dans la localité.

Un fait particulièrement étonnant se déroule vers 1233. L’abbaye recueille la dépouille de Jourdain de Roquefort, grand seigneur de la Montagne Noire dont la famille est gagnée par l’hérésie cathare. On peut alors supposer qu’existait une certaine connivence entre catholiques et cathares. Elle s’explique d’ailleurs par l’extraction sociale des moines. Issus eux-mêmes des rangs de la noblesse occitane où la prédication des bonshommes trouvait un écho important ; ils faisaient preuve là d’une tolérance qui contrastait avec les exactions des Croisés.

Mais la destinée de Saint-Papoul bascule sous l’obédience des Papes d’Avignon. Et pour cause, en 1317, l’abbaye de Saint-Papoul est érigée en évêché par Jean XXII. Une des raisons est peut-être à rechercher dans les derniers restes de l’hérésie cathare : ne s’agissait-il pas de réprimer plus efficacement les restes de l’hérésie cathare en Lauragais, après la chute de Montségur ?