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Saint-Michel de Lanès, présence d'un noyau cathare

 

Baraigne, Payra sur l’Hers et Saint-Michel de Lanès sont des lieux où l’empreinte cathare est forte.

 

Les seigneurs à l’avant-garde de l’hérésie.

 

Le fait cathare ne s’est pas implanté uniformément dans la région du Lauragais. La première communauté qui semble avoir eu un fort pouvoir d’attraction est Baraigne à proximité immédiate de Saint-Michel. A Baraigne, on connaît une « Parfaite », Ermengarde dont l’influence était forte sur ses descendants directs et notamment sur ses deux petits-fils, Bertrand de Montmaur et Bernard de Montesquieu, l’ancêtre des futurs Seigneurs de Salles sur l’Hers. A Baraigne, Estieu de Roqueville reçoit chez lui les « Parfaites » Garsende, châtelaine du Mas-Saintes-Puelles et sa fille Gaillarde. Partout, on découvre que l’adoption de la foi cathare est plus rapide, plus le statut social est élevé. La même constatation est faite à Saint-Michel-de-Lanès où, dès 1205, deux Parfaites se rendent dans la maison du Chevalier Bernard de Saint-Michel, l’un des co-seigneurs de la localité. Sa maison est le point de ralliement des orateurs de la religion neuve. On sait ainsi que le futur évêque cathare, Bertrand Mary, l’une des victimes de Montségur, est reçu au château. Même le Curé Catholique du moment, Arnaud Baro, participe à des repas avec Bertrand Mary. Cependant le prêtre romain a déclaré n’avoir jamais fait la génuflexion devant lui, selon la coutume pratiquée par les simples adeptes en présence des « Parfaits ».

 

On parle aussi de Bernard de Mayreville, chevalier diacre qui s'installe en 1225 au Mas Stes Puelles. Il déploie une inlassable activité de prédication à Laurac, Fanjeaux et Gaja mais aussi Baraigne à St Michel de Lanes. Il visite les communautés souvent réduites à deux ou trois parfaits qui se terraient dans les bois ou se cachaient dans la cave ou le grenier d'un croyant. En 1237, il s'installe à Montségur où il avait sa "maison". En 1242, à l'époque du meurtre des Inquisiteurs, il était à Avignonet. Peu après, il achete à Bertrand de Quiders un livre qui avait appartenu aux Inquisiteurs. On perd sa trace vers 1244-45, sans que l'on sache quel fût son sort.