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Bourg Saint Bernard, Trois petits mots sur le Pré de la Fadaise

 


L’histoire du Bourg Saint-Bernard est doublement attachée au catharisme. Par le nom du village et par la fête mythique qui s’y déroule à la Pentecôte.

Autrefois, donc, comme on dit à une époque immémoriale, le Bourg Saint Bernard s'appelait Ville Longue et pour cause, il s'étendait sur une petite largeur, jusqu'à Francarville, à environ trois kilomètres. Il tirait son importance de la présence du siège d'un évêché. Plus tard, il devint Bourg-La-Loi.

Au XIIème siècle, l'hérésie des Albigeois ayant fait d'assez rapides progrès dans la province du Languedoc, le pape envoya pour prêcher la croisade contre les hérétiques, l’évêque Albéric. Ce dernier, s'adjoignit le célèbre abbé de Clairvaux, Saint Bernard.

 

A leur arrivée dans la contrée, les deux missionnaires demeurèrent quelque temps à Toulouse puis continuèrent leurs prédications dans les environs de la ville.

 

Mal reçus par les habitants d'une petite ville et obligés de la quitter sans opérer une seule conversion, ils durent se mettre à couvert par la fuite, et c'est alors que se dirigeant par la vallée du Girou, vers des peuples moins hostiles, saint Bernard et son compagnon reçurent l'hospitalité dans le Bourg, où les habitants se montrèrent charitables à leur égard et se laissèrent facilement ramener à leurs premières croyances. Le Bourg-la-Loi dès lors changea son nom en celui de Bourg Saint Bernard, et ce saint est devenu le patron de la localité.

 

En récompense de leur générosité et du bon accueil fait à Saint Bernard, les habitants du Bourg jouirent pendant longtemps d'une grande fertilité, tandis que leurs voisins maudits, en proie à une sècheresse extrême, étaient obligés de venir puiser leur eau à une distance de neuf kilomètres.

 

Et le Pré de la Fadaise ? L'origine de cette fête remonte à l'an 1211 durant la Croisade des Albigeois, lorsque les armées de Simon de Montfort assiégeaient Lavaur. La légende veut que les jeunes gens du Bourg aient délivré le fils unique d'une riche veuve, capturé lors des combats. Celle-ci, reconnaissante, aurait offert à la jeunesse du village une fête équestre dans un pré lui appartenant. Afin que ce souvenir reste impérissable, elle voulut que la fête soit célébrée à perpétuité le lundi de Pentecôte.