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Verdun-Lauragais, empreintes cathares fortes

 

Les Cathares, une religion et un mode de vie qui prend le relais d’une église romaine en repli.

 

Le Catharisme après Montségur

Un des points souvent méconnus dans l’histoire du catharisme, est l’importance du travail manuel. Les maisons, notamment des Bonnes Femmes sont de véritables ateliers. En effet, les cathares prennent en charge les plus faibles, en offrant les repas, les vêtements, l’aide que n’apporte plus le clergé romain. Ainsi, le rôle du tissage est particulièrement important. Les femmes tissent et revendent leur production à des marchands qui viennent jusque de Narbonne. Les tisserandes cathares développent une véritable industrie du tissage, le tissu est du lin d’Alexandrie. Ce sera la première véritable industrie du Lauragais.

A Verdun, on trouve une maison cathare où les jeunes garçons apprenaient à tisser chez un Parfait.

Après la chute de Monségur en 1244, le Catharisme se fait de plus en plus rare. Toutefois, Verdun-Lauragais fera partie des villages où le Catharisme subsistera longtemps. Raymond de Montouty, diacre Cathare de Toulouse, de son vrai nom Raymond Donati, prêche encore  dans un bois près de Verdun-Lauragais aux alentours de 1254. Au printemps de la même année, l'Inquisition fait une descente de police. Cinq femmes de Verdun-Lauragais et de Dreuihe partent se faire ordonner en Lombardie (Italie). En 1296 Pierre Authier relance le Catharisme. Il se fait ordonner Parfait en Lombardie puis revient dans l'Aude en 1299. Il est colporteur de couteaux de Parme. Il prêche avec 9 autres Parfaits de village en village et passe par Verdun-Lauragais. L'Inquisition s'inquiète de cette remontée de l'hérésie. En novembre 1305 une rafle à Verdun-Lauragais envoie 18 habitants en prison à Carcassonne. Pierre Authier meurt sur le bûcher en 1310.