• Mon séjour
Version imprimable

Current Size: 100%

Visite de la Collégiale Saint Vincent à Montréal

Découvrir
Lise Article proposé par Lise,

En cette belle matinée ensoleillée de mars, je décide de partir à la découverte de la Collégiale Saint Vincent située dans le village de Montréal.

Après avoir arpenté les petites rues de Montréal, j’arrive devant la collégiale qui trône fièrement au milieu de la petite ville. Nous sommes accueillis par Mr Guitard, membre de l’association « Les amis de l’Orgue et de la Collégiale de Montréal de l’Aude ». C’est lui qui va nous faire une visite commentée de cet édifice classé monument historique.


Un peu d’histoire 

L’Histoire de la Collégiale Saint Vincent est très liée à celle de Montréal. C’est une église de style gothique méridional, typique dans la région.

Bâtie au XIe ou XIIe siècle, l’église d’origine a été agrandie entre le XIIIe et le XIVe siècle. C’est en 1318 après des travaux qui ont duré près d’un demi-siècle, que l’église est érigée en collégiale, par le pape Jean XXII. Mais qu’est-ce qu’une collégiale ? C’est une église qui possède un chapitre de chanoines. Le chapitre des chanoines est « le collège de prêtres auquel il revient d'accomplir les fonctions liturgiques plus solennelles dans la collégiale. » ainsi que d'autres fonctions qui peuvent lui être assignées par le droit ou l'évêque.

Par la suite, l’église a subi une période d’invasion et de massacres avec l’épisode du Prince Noir puis les ravages des guerres de religion.

Le XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle représentent pour Montréal une période de grande prospérité grâce à l’industrie du drap. De grandes transformations sont alors apportées à la collégiale : installation des stalles dans le chœur, construction de la sacristie, commande de tableaux… L’abondance du marbre de différentes couleurs témoigne aussi de cette époque.

L’aspect de l’édifice, que ce soit intérieur ou extérieur, a très peu changé depuis la fin du XVIIIe siècle.

 

A ne pas manquer

Les stalles

66 stalles construites en bois de noyer sont situées de part et d’autre du second chœur. Les têtes sur les accoudoirs ne sont pas en très bon état, mais sont très intéressantes car elles représentent des personnages de tous les continents. Ces stalles sont accompagnées de miséricordes : petits sièges relevables qui permettent aux chanoines de se reposer lors des longues séances du chapitre tout en restant debout. Situés à chaque extrémité des rangées de stalles, on retrouve différents blasons qui honorent les grandes familles de l’époque.

La chaire 

La chaire en bois sculptée polychrome, œuvre du sculpteur Pierre Noireau du début du XVIIe est l’élément le plus ancien de la collégiale. Elle se situe à droite de la porte ce qui est très particulier, car en temps normal elle se situe à gauche. Elle est ornée de 6 tableaux, celui du centre représente le Christ, il est entouré des évangélistes. Ces tableaux sont soutenus par un aigle et 6 serpents qui ont des dents et des oreilles, ils représentent le démon.

L’orgue : Une évolution au fil du temps, un orgue unique en son genre !

Commandé en 1739 au toulousain Pierre Montbrun, l’instrument ne compte à l’origine que 31 jeux sur trois claviers et pédalier mais il reste inachevé. C’est Jean Pierre Cavaillé de Castelnaudary (fondateur de la dynastie Cavaillé-coll) qui prend le relais et qui profite des travaux d’édification de la voûte pour le démonter et l’améliorer. Le nouvel instrument comprend alors 40 jeux.

En 1883, l’orgue est remanié par Eugène Puget, membre d’une autre dynastie de facteur d’orgue, dont le père est né à Montréal. Il conserve les 40 jeux de Cavaillé mais romantise l’orgue.

En 1962, l’orgue, en mauvais état, est alors restauré dans le but de lui rendre la partie esthétique sonore de Cavaillé tout en conservant certains apports romantiques. Un quatrième clavier est ajouté, et le nombre de jeux passe à 61.

Aujourd’hui, l’orgue est classé monument historique. Il possède une acoustique et un fonctionnement renommé.

Au mois d’août, Pierre Cochereau, célèbre organiste, titulaire à la cathédrale Notre Dame de Paris, avait pour habitude de donner un concert. Son élève Philippe Lefebvre a aujourd’hui pris la relève pour le bonheur de nos oreilles.

Les tableaux 

Jacques Gamelin, peintre carcassonnais a peint les 2 tableaux dans la chapelle du Purgatoire.

Jean-Baptiste Despax, célèbre peintre de l’école Toulousaine a quant à lui peint les 7 tableaux du chœur. Posés en 1755 au-dessus des stalles, ils représentent le cycle de la vie de Saint Vincent de Saragosse.

Les œuvres les plus récentes ont été peintes par Jacques Ourtal, peintre carcassonnais du XXe siècle. Il s’agit des 4 évangélistes avec leur symbole. L’artiste a permuté par erreur deux symboles, Luc se retrouve avec l’homme et Mathieu avec le taureau !

Sous l’orgue, au fond de l’église, un tableau du XIXe représente les deux miracles de Saint Dominique sur le territoire de Montréal : les épis sanglants et l’orage. Ce tableau est signé Georges Badin.

 

Petite anecdote 

Au sol de la collégiale, des dalles de pierre de tailles inégales indiquent la présence de sépultures. Plus un homme était riche, plus il avait de chance d’être enterré près du chœur. Les religieux qui représentaient une communauté de 60 personnes ont tous été enterrés dans le chœur….

 

Et encore, ce n’est qu’un bref aperçu des joyaux que renferme cette collégiale ! Amoureux des pierres ou passionnés d’Histoire, la visite de ce bâtiment représentatif de l’art gothique languedocien vaut le détour !!

 

Visites commentées sur rendez-vous à partir de 8 personnes au 0468766381

La visite virtuelle c’est ICI 

 

En cette belle matinée ensoleillée de mars, je décide de partir à la découverte de la Collégiale Saint Vincent située dans le village de Montréal.

Après avoir arpenté les petites rues de Montréal, j’arrive devant la collégiale qui trône fièrement au milieu de la petite ville. Nous sommes accueillis par Mr Guitard, membre de l’association « Les amis de l’Orgue et de la Collégiale de Montréal de l’Aude ». C’est lui qui va nous faire une visite commentée de cet édifice classé monument historique.

Un peu d’histoire :

L’Histoire de la Collégiale Saint Vincent est très liée à celle de Montréal. C’est une église de style gothique méridional, typique dans la région.

Bâtie au XIe ou XIIe siècle, l’église d’origine a été agrandie entre le XIIIe et le XIVe siècle. C’est en 1318 après des travaux qui ont duré près d’un demi-siècle, que l’église est érigée en collégiale, par le pape Jean XXII. Mais qu’est-ce qu’une collégiale ? C’est une église qui possède un chapitre de chanoines. [Le chapitre des chanoines est « le collège de prêtres auquel il revient d'accomplir les fonctions liturgiques plus solennelles dans la collégiale. » ainsi que d'autres fonctions qui peuvent lui être assignées par le droit ou l'évêque.]

Par la suite, l’église a subi une période d’invasion et de massacres avec l’épisode du Prince Noir puis les ravages des guerres de religion.

Le XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle représentent pour Montréal une période de grande prospérité grâce à l’industrie du drap. De grandes transformations sont alors apportées à la collégiale : installation des stalles dans le chœur, construction de la sacristie, commande de tableaux… L’abondance du marbre de différentes couleurs témoigne aussi de cette époque.

L’aspect de l’édifice, que ce soit intérieur ou extérieur, a très peu changé depuis la fin du XVIIIe siècle.

A ne pas manquer

Les stalles 

66 stalles construites en bois de noyer sont situées de part et d’autre du second chœur. Les têtes sur les accoudoirs ne sont pas en très bon état, mais sont très intéressantes car elles représentent des personnages de tous les continents. Ces stalles sont accompagnées de miséricordes : petits sièges relevables qui permettent aux chanoines de se reposer lors des longues séances du chapitre tout en restant debout. Situés à chaque extrémité des rangées de stalles, on retrouve différents blasons qui honorent les grandes familles de l’époque.

La chaire

La chaire en bois sculptée polychrome, œuvre du sculpteur Pierre Noireau du début du XVIIe est l’élément le plus ancien de la collégiale. Elle se situe à droite de la porte ce qui est très particulier, car en temps normal elle se situe à gauche. Elle est ornée de 6 tableaux, celui du centre représente le Christ, il est entouré des évangélistes. Ces tableaux sont soutenus par un aigle et 6 serpents qui ont des dents et des oreilles, ils représentent le démon.

L’orgue : Une évolution au fil du temps, un orgue unique en son genre !

Commandé en 1739 au toulousain Pierre Montbrun, l’instrument ne compte à l’origine que 31 jeux sur trois claviers et pédalier mais il reste inachevé. C’est Jean Pierre Cavaillé de Castelnaudary (fondateur de la dynastie Cavaillé-coll) qui prend le relais et qui profite des travaux d’édification de la voûte pour le démonter et l’améliorer. Le nouvel instrument comprend alors 40 jeux.

En 1883, l’orgue est remanié par Eugène Puget, membre d’une autre dynastie de facteur d’orgue, dont le père est né à Montréal. Il conserve les 40 jeux de Cavaillé mais romantise l’orgue.

En 1962, l’orgue, en mauvais état, est alors restauré dans le but de lui rendre la partie esthétique sonore de Cavaillé tout en conservant certains apports romantiques. Un quatrième clavier est ajouté, et le nombre de jeux passe à 61.

Aujourd’hui, l’orgue est classé monument historique. Il possède une acoustique et un fonctionnement renommé.

Au mois d’août, Pierre Cochereau, célèbre organiste, titulaire à la cathédrale Notre Dame de Paris, avait pour habitude de donner un concert. Son élève Philippe Lefebvre a aujourd’hui pris la relève pour le bonheur de nos oreilles.

Les tableaux :

Jacques Gamelin, peintre carcassonnais a peint les 2 tableaux dans la chapelle du Purgatoire. 

Jean-Baptiste Despax, célèbre peintre de l’école Toulousaine a quant à lui peint les 7 tableaux du chœur. Posés en 1755 au-dessus des stalles, ils représentent le cycle de la vie de Saint Vincent de Saragosse.

Les œuvres les plus récentes ont été peintes par Jacques Ourtal, peintre carcassonnais du XXe siècle. Il s’agit des 4 évangélistes avec leur symbole. L’artiste a permuté par erreur deux symboles, Luc se retrouve avec l’homme et Mathieu avec le taureau !

Sous l’orgue, au fond de l’église, un tableau du XIXe représente les deux miracles de Saint Dominique sur le territoire de Montréal : les épis sanglants et l’orage. Ce tableau est signé Georges Badin.

Anecdote :

Au sol de la collégiale, des dalles de pierre de tailles inégales indiquent la présence de sépultures. Plus un homme était riche, plus il avait de chance d’être enterré près du chœur. Les religieux qui représentaient une communauté de 60 personnes ont tous été enterrés dans le chœur….

Et encore, ce n’est qu’un bref aperçu des joyaux que renferme cette collégiale ! Amoureux des pierres ou passionnés d’Histoire, la visite de ce bâtiment représentatif de l’art gothique languedocien vaut le détour !!

Visites commentées sur rendez-vous à partir de 8 personnes !

La visite virtuelle c’est par là :  http://visite.montrealdelaude.fr/

Commentaires

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage

Derniers articles

Les curiosités
Un moulin et des hommes
Publié par William le 12 juill. 2017
Ils ont testé pour vous ...
Excursion à cheval dans la Montagne Noire
Publié par Lise le 13 juin 2017
Balades et promenades
Balade à Montgeard, sur les traces du pastel…
Publié par Damien le 20 avr. 2017